L’histoire de la commune est simple. Elle
s’est forgée de main d’homme,
au souffle ; de l’histoire. Comme d’autres
bourgades ou villes de France, elle est bâtie
sur le roc de la fierté ancestrale. Certes
elle ne possède pas l’ampleur ou
le faste de certains hauts lieux de notre histoire
nationale ; elle compose simplement avec
d’autres cet ensemble harmonieux qui faisait
dire à l’académicien Rainville :
‘’ La France
est une œuvre de l’intelligence et
de la volonté ’’.
Les origines de la commune remontent à
une époque où la France était
Gaule. Vercingétorix battu, les campagnes
romaines furent facilitées par la discorde
gauloises. La conquête fut rapide et les
célèbres viae romanae rendaient
les communications plus aisées. L’une
d‘elles, venant du sud, longeait l’actuel
oratoire Notre-Dame de la Paix (près du
cimetière, au croisement de la rue de la
Paix et rue chemin de Maure), se dirigeant vers
le ruisseau de Maure et s’enfonçait
plus avant à travers la forêt , vers
le camp du ‘’Châtelier’’,
appelé ‘’camp de César’’.
Il est douteux que l’empereur y ait séjourné,
mais, plus vrai, l’un de ses fidèles
lieutenant, un nommé Rosélius.
La terre s’annonçait fertile, la
forêt giboyeuse. Une tribu s’installa
en notre région. Le tertre de Notre Dame
de la Paix, surmonté d’un sycomore
, servait leur culte idolâtre. Un colon
romain, Digmanus, s’établit sur l’actuel
Damigny, y créa un domaine avec habitations,
défenses et cultures. Il lui donna son
nom : Digmaniacum.
Deux siècles après la fondation
de Digmaniacum, un vieillard empruntant la voie
romaine du Châtelier arriva dans la région.
C’était saint Latium, premier évêque
de Sées. Il évangélisa la
contrée.
L’arbre idolâtre fut remplacé
par une croix. Le tertre de Notre Dame s’appela
‘’La Grande Croix’’. Celle
que l’on peut voir actuellement derrière
la statue de la Vierge fut érigée
en 1821, après la tourmente révolutionnaire,
et le Sycomores d’aujourd’hui rappellent
simplement la tradition.
L’antique Digmaniacum passa ensuite aux mains
d’un puissant seigneur Bertus, puis à
saint Hugues, archevêque de Rouen. La langue
se décantant peu à peu, Digmaniacum
devient Digmaneim puis Damigny et
ses habitants des Damigniens.
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